Combrit-Sainte-Marine | Gourlizon | Guiler-sur-Goyen | Guilvinec | Ile-Tudy | Landudec | Loctudy | Penmarc'h | Peumerit | Plobannalec | Plogastel-Saint-Germain | Plomeur | Plonéour-Lanvern | Plovan | Plozévet | Pont-L'Abbé | Pouldreuzic | Saint-Jean-Trolimon | Treffiagat | Tréguennec | Tréméoc | Tréogat ► Patrimoine / Glad ► Histoires bigoudennes / Histor ► Histoires par commune / Histor ► Livres / Levrioù

Le Guilvinec, Chef-lieu de canton du Finistère (arrondissement de Quimper), sur l'Atlantique; 3.393 habitants. Pêche. Station balnéaire.
Site officiel du Guilvinec : www.leguilvinec.com
Galerie de photos du Guilvinec Vidéos port de pêche du Guilvinec
Histoire - Histor
|
| Le Guilvinec est occupé depuis l époque néolithique et gauloise. Dès le XVème siècle, le merlu y est pêché et séché, et le commerce de celui-ci y est florissant. Parmi les navires qui débarquent les poissons salés à Bordeaux, certains se disent tantôt du Guilvinec, tantôt de Penmarc h, qui est alors une nébuleuse de petits ports. En 1840, la petite agglomération d une cinquantaine de personnes seulement n y dispose alors d aucun service portuaire. Le village dépend de la commune de Plomeur. Après 1863, date de l arrivée du chemin de fer à Quimper, la pêche connaît un développement considérable. Il est désormais possible d expédier la marée fraîche vers les grands centres. Des centaines de barques de Douarnenez, de Concarneau et de tous lesports bigouden convergent pour la saison de pêche au maquereau vers le havre du Guilvinec, simple port d échouage mais premier centre français d expédition de maquereau frais vers Paris. L agglomération se développe à partir de cette époque. Les maisons de pêcheur sont construites de manière anarchique, et bientôt les premières usines s implantent. Devant l incompréhension du conseil municipal de Plomeur, constitué d agriculteurs, face au manque d équipements du village, usiniers, mareyeurs, commerçants et pêcheurs revendiquent alors leur autonomie. En 1880, Le Guilvinec devient commune indépendante et se sépare de Plomeur, qui ne lui cède toutefois qu un territoire exigu. La nouvelle commune compte déjà 2 000 habitants venus des campagnes environnantes et ne cesse de croître. Le Guilvinec accueille vite une foule de journaliers, de paysans sans terre et d ouvriers dont les fils pratiquent la pêche. Au début du XXème siècle, la population double et atteint 5 000 habitants. Le port s équipe, de nouvelles usines sont construites, la pêche se diversifie et s orieente vers des espèces nobles, comme la langoustine. Le Guilvinec, chef du quartier maritime, est le premier port artisanal de France depuis les années 1960. |
Histoire, Les Articles sur guilvinec :le château de kergoz - 1 - le seigneur de kergoz premier journaliste de basse bretagne - le château de kergoz - 2 - en 1673 un meunier et sonneur de biniou à kergoz - le château de kergoz - 3 - la charité du conte de derval seigneur de kergoz - le château de kergoz - 4 - antoine fleuriot de langle compagnon de la pérouse - le château de kergoz - 5 - la fin tragique du dernier seigneur du guilvinec - le château de kergoz - 6 - des soldats de la république au manoir de kergoz - le château de kergoz - 7 - la résidence estivale d un poète - le château de kergoz - 8 - les fondateurs de la chapelle saint trémeur - la chapelle de saint trémeur - le moulin de kergoz en guilvinec -
Le Château de Kergoz - 4 - Antoine Fleuriot de Langle Compagnon de La Pérouse |
| Son fils, écuyer Joseph-Marie, Comte de Derval, seigneur de Kergoz et du Guilvinec, convolera en justes noces avec Angélique Fleuriot de Langle, un nom qui conserve dans les Annales de la Marine Française une illustration certaine.
Paul-Antoine-Marie Fleuriot de Langle, officier et marin breton valeureux, très proche parent d Angélique, commandait l Astrolabe lors de la célèbre expédition de La Pérouse (1788) et il fut massacré par les indigènes des Samoa.
En 1765, naîtra en leur hôtel de Quimper un garcon, Joseph-Jean-Marie-Hyacinthe de Derval, premier enfant de Joseph et Angélique.
Deux ans plus tard, le 31 Mai 1767, leur fille, Angélique-Jeanne de Derval, venue au monde au château de Kergoz , sera baptisée le même jour par le recteur de Plomeur, en grande solennité.
Deux braves gens du Guilvinec seront les parrain et marraine de la Demoiselle de Kergoz : Jean Trébern et Anne Toillou.
Les liens du sang entre la Dame de Kergoz, Angélique Fleuriot de Langle, et l infortuné navigateur, Paul-Antoine, tragiquement disparu avec son ami La Pérouse, étaient d autant plus étroits que cette belle figure de la Marine française fit à notre attachant pays du Guilvinec, un certain jour de l été 1768, l honneur de venir en personne découvrir son port des temps héroïques, où déjà se forgeait à la crête des houles une pépinière de marins courageux.
La Comtesse de Derval, la belle Angélique, venait de donner le jour à un autre enfant, Pauline-JeanneMarie, à laquelle un digne chanoine-poète de Quimper, Messire Jean-Jacques Archambauld Provost de La Bouëssière-Boisbilly, prêtre licencié en théologie de la Faculté de Paris, allait administrer le sacrement du baptême en l église paroissiale de Plomeur.
Qui tiendra la nouvelle Demoiselle de Kergoz sur les fonts baptismaux ? Écuyer Paul-Antoine-Marie Fleuriot de Langle, garde du pavillon amiral , le futur navigateur, infortuné compagnon de La Pérouse, dont un autre grand marin, Dumont-d Urville, devait plus tard (en 1828) rechercher les traces.
Ainsi, contre toute attente, le petit port de pêcheurs du Guilvinec fut-il indirectement associé à une grande page d histoire de la Marine française.
|
|